Le bon sens de Goethe
Goethe, l'auteur, le penseur a écrit un texte à méditer de part ces temps qui courent.
"J'étais aussi parfaitement convaincu qu'aucune grande révolution
n'est jamais la faute du peuple, mai bien celle du gouvernement.
Les révolutions sont absolument impossible lorsque les gouvernements, sans cesse juste et vigilants, les préviennent par des réformes opportunes et ne résistent pas jusqu'au moment où le nécessaire est obtenu de force par une révolte venue d'en bas.
Mais parce que je haïssais les révolutions, on me disait ami de l'ordre
établi. C'est là un titre très ambigu que je récuse.
Si tout l'ordre établi était excellent, bon et juste, je n'aurai
absolument rien contre lui.
Mais comme, à côté de beaucoup de bon, on rencontre toujours du
mauvais, de l'injuste et de l'imparfait, un ami de l'ordre établi n'est
souvent qu'un ami de ce qui est périmé et mauvais. Or le temps évolue perpétuellement et les choses humaines ont tous les cinquante ans une autre forme, de sorte qu'une institution parfaite en 1800 est peut-être déjà défectueuse en 1850."


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