L'accordéon est pour François son moyen de locomotion pour nous emmener en voyage des Balkans à l'Italie en revisitant la planète jazz. « Maçon ou musicien, il n'a pas d'autres choix, le fils d'émigré italien. Mes mains ont choisi l'accordéon et mon corps l'a épousé. » Avoue t'il. Pour lui, tout est source d'inspiration pour créer un morceau. La guerre en ex Yougoslavie au début des années 90 et l'atrocité de ses exactions envers les civils, le pousse à composer Fratelli. Une ode à la Fraternité universelle. Le jazz lui a ouvert les portes de l'improvisation. Une séance avec des musiciens qui jouent des tablas et du didjéridou et voilà François qui tire de sa boite à boutons la rytmique africaine et le souffle de l'instrument des aborigènes. Son plaisir est de travailler la technique et s'en détacher pour aller rêver du bout des doigts sur son instrument. La quête d'aventures et d'expériences musicales « m'amène naturellement à croiser ces quatre grands gaillards de Bratsch qui m'adoptent illico. Notre route continue maintenant depuis vingt cinq ans. » L'accordéoniste qui cherche de nouvelle voies, trouve la sienne. Profonde, rauque au grain particulier. En l'écoutant on se dit que ce sacré rital a bien fait de ne pas choisir la truelle et que son maçon de père a eu raison de lui mettre entre les mains un accordéon dés son plus jeune âge. On préfère l'entendre chanter et jouer sur une scène que siffler sur un chantier. Quand François chante et qu'il ouvre et referme les bras en titillant des doigts les boutons de son accordéon, on sent qu'il aime ça. Il est heureux et nous avec lui.
François Castiello joue et chante Fratelli
François Castiello vient de sortir son deuxième album SOLO 2
http://www.gensdepassage.com/FrancoWeb/francoweb.htm
Il a été filmé lors d'un concert solo le 3 avril 2009 à la Halle Roublot à Fontenay sous Bois
http://www.musiquesaucomptoir.org/v2/index.php?programmation
Difficile de ne pas rendre une visite au Bratsch

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