MEA CULPA
Le mea culpa est à la mode au gouvernement. Comme de juste le premier à avouer ses erreurs fut notre président Nicolas Sarkozy, dans son interview fleuve du 24 avril dernier. Il avouait, devant les caméras, avoir fait par cinq fois des erreurs et d’avoir laissé se propager des couacs dans l’orchestre gouvernemental qu’il dirige. Hier, c’était au tour du premier François Fillon de faire lui aussi son « mea culpa » dans un article du Journal du Dimanche notamment sur la communication du « paquet fiscal » et la fausse manœuvre à propos de la suppression de la carte Familles nombreuses. Rebelote lors du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", le ministre de l’économie, Christine Lagarde a joué du même air « J’ai fait une erreur en essayant de répondre à la seule question qui intéresse le Parti socialiste (...) et qui concerne le bouclier fiscal ». Etonnant d’entendre tant de repentance pour un gouvernement qui n’aime pas trop se remettre en question. Parfois il faut jouer la carte vérité pour obtenir la carte chance. Toutefois, malgré toutes ces coulpes battues, celle du président sur la laïcité n’est pas claire. Notre homme n’est, à mon sens, pas assez laïque pour un chef d’état de notre république. Lors de son interview, interrogé sur sa fameuse phrase devant le pape « l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé… », le Président nous a expliqué sans détour : « L'instituteur forme les citoyens ; le curé ou le rabbin donnent du sens à la vie, ce n'est pas le même travail. » Que faire pour aider Monsieur Sarkozy à donner du sens à sa vie de président ? Je vous propose de signer une pétition, cela l’aidera à voir plus clair sur le sens des trois mots que l’on peut lire sur les frontons des écoles : Liberté – Egalité – Fraternité.


merci à toi pou cette image ;)
Rédigé par: mesSenger | 01/09/2008 at 01:12