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10/05/2006

Tous esclaves

Blake10

L'esclavage a été aboli en avril 1848 par le gouvernement provisoire de la IIe République, sous l'impulsion de Victor Schoelcher. Aujourd’hui, 10 mai 2006, la 1ère journée de l'abolition de l'esclavage bat son plein.
Que de beaux hommages, de beaux discours, pour commémorer la fin de cette plaie dans notre histoire.
Il a fallu 158 ans à la nation française pour comprendre qu’elle devait officiellement se tourner sur son " noir " passé.
Le tout sous la pression d’une loi sur l’immigration pas très " claire ".
Non, l’esclavage d’état n’est pas éradiqué en France.
De qui se fout-on ?
Une seule chose à faire.
Luttons contre l’injustice d’une immigration jetable.
Pour ne pas être tous esclaves d’une loi qui a des relents racistes, signons la pétition.

http://www.contreimmigrationjetable.org/

Affiche_verte_400

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Voici les sites qui parlent de Tous esclaves:

Commentaires

Ouais, comme tu dis, qu'est-ce qu'on fout ? C'est comme tous ces docs sur la seconde guerre et... en yougoslavie y'avait personne, et à travers le monde ça continue....
Devoir de mémoire mais pour qui ? Pour quoi ?
Si je pense que toutes ces commémorations sont bonnes à faire, je ne suis pas trop pour "l'autoflagellation" pensant (j'espère à tort) qu'elles font persister des rancoeurs inter-ethniques ou inter-raciales et que l'avenir est plus important que le passé.
Prenons plutot des mesures concrètes, efficaces, enfin justes et humaines !
Je crains que ce ne soit pas demain la veille !

Pas d'accord ! Cette commémoration n'était pas vaine et creuse. Commémorer était essentiel dans une société qui ne fonctionne ni seulement par une transmission orale du savoir comme de la souffrance, non plus que par une seule transmission écrite mais par une dispersion telle des sources de transmission que plus rien ne se transmet. Qu'on ne sait rien au fond de l'esclavage, sauf si on se donne la peine de chercher au milieu de ce trop plein de livres et d'information qu'a crée notre société de surconsommation. Le paradoxe d'une commémoration comme celle-ci, c'est qu'elle permet un temps de canaliser la transmission si massivement que chacun est obligé de faire son devoir de connaissance et de mémoire (indirecte). Chacun est obligé de faire son deuil de l'esclavage après avoir tenté de le comprendre - c'est-à-dire de l'expliquer en le resituant dans l'histoire. A ce propos, il n'y a pas eu un mais DES esclavages, non plus qu'il faut dissocier "traites négrières" et esclavage. Cette commémoration a donc permis de rafraîchir des éditions, de repréciser la pensée et les approches, l'apréhension que l'on a de l'esclavage, pas nécessairement d'en écrire de nouveau, et de mieux les exposer en magasin (ils sont donc facilement accessibles en librairie où l'on peut éventuellement vous conseiller). On est donc presque forcés de se souvenir et je trouve que c'est une bonne chose.
Entièrement d'accord avec toi, Jean-Claude, sur l'exécrable politique immigratoire de notre pays et pas que, mais je trouve que tu fais un amalgame en parlant d'"esclavage d'état" ou, disons, un raccourci.

Je crois que tu t'en-lise.
Pour ne pas dire en-se-ve-lir.

Chacun son POINT de vue.

Personnellement, je choisi les lunettes noire.

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