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24/03/2006

Enfance et violence

Les manifestations du CPE sont émaillés de heurts dus par des casseurs violents. D’où vient cette violence ? Les chercheurs de l’Inserm pensent qu’il faut en chercher les racines dans notre prime jeunesse. Une étude a été menée pour montrer que les problèmes de violence chez l'adolescent pourraient être détectés chez le petit enfant. Et que dans certains cas, un traitement médicamenteux pourrait être utilisé pour aider cet enfant à... se calmer.

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Futur casseur ?

L’introduction du dossier de presse de cette étude débute ainsi : « Oppositions, désobéissance et colères répétées, agressivité chez l'enfant, coups, blessuresdégradations, fraudes et vols chez l'adolescent : ces différents comportements caractérisentle trouble des conduites. Considéré au plan clinique comme un facteur de risque de délinquance sur lequel on peut agir, ce trouble des conduites ne doit cependant pas être confondu avec la délinquance qui est un concept légal dont l’appréciation dépend des pratiques policières ou judiciaires en cours. »

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Futur délinquant ?

Voilà une initiative qui ne va pas réduire les sondages de consommation de calmants de nos citoyens. Nous sommes en effet les plus gros consommateurs de psychotropes du monde. Et cette situation ne cesse d'empirer. Plus d'un quart des Français consomme des anxiolytiques, des antidépresseurs, des somnifères et autres médicaments pour le mental. 150 millions de boites sont prescrites chaque année.

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La bonne solution ?

Qui d’après vous va profiter de cette géniale étude de l’Inserm ? Qui a commandé cette étude ? Le ministère de l’intérieur ? Celui de la justice ? Celui de la recherche ? Les laboratoires pharmaceutiques fabricants ces produits psychotropes ? Mais à qui profite cette sulfureuse étude ? Autant de questions qui sont posées.

Texte intégral du communiqué de presse de L'Inserm :

http://www.inserm.fr/fr/presse/dossiers_presse/att00000407/DPTroubledesconduites.pdf 

 

 

18/03/2006

Dans la chaleur de jeudi

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Alors que la manifestation anti CPE se déroulait partout en France, j’aimerais revenir sur celle de jeudi qui s’est terminée devant le métro Sèvres Babylone.
Impossible pour les étudiants et lycéens venus de Paris et des banlieues de continuer le défilé. L’avenue était barrée par des grilles dressées, de 2,50 mètres de haut, derrière lesquelles étaient postés des dizaines de CRS en grande tenue de combat. Les jeunes qui voulaient se diriger vers la Sorbonne, symbolique, étaient déçus.

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L’ambiance bonne enfant tout au long de la manifestation, s’est vite dégradée. Des pierres, des bouteilles, des pavés et même un panneau de signalisation ont été lancés sur les forces de l’ordre qui ont répliqué par des giclées de gaz lacrymogènes et des charges, matraques en avant, afin d’éloigner quelques jeunes énervés.
Regardez la danse des CRS en images et en mouvement sur une chanson du Magicien d'Oz. 
C'est pas du cinémascope mais ça chauffait ! Clic et Claques ! Moteur !

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Je garde l’image de ce jeune homme s’avançant bouquet en main devant les CRS et le déposant aux pieds des grilles. Peu à peu le quartier a été quadrillé. Les CRS et les Gardes Mobiles avançant et les étudiants reculant. Par vengeance et excitation, un kiosque à journaux été détruit par les flammes. " Ca va durer longtemps ce bordel ? " Glisse un vieux en haussant les épaules. " Tant que le CPE ne sera pas supprimé ! " Lancent en chœur des jeunes. Pour eux, la rue est une façon de se faire entendre. Ils pensent que personne ne se soucie de la jeunesse à l’heure actuelle et surtout pas le pouvoir. Quand le gouvernement leur concocte un projet de loi pour résoudre le chômage des jeunes (le CPE), c’est sans leur demander leur avis.

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Alors, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait du mouvement, des cris et souvent des débordements. Dans la soirée, les heurts ont continués. 187 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre. On pensait que les casseurs venaient des banlieues. Tout faux ! La grande majorité d’entre eux était composée de membres d’extrême droite proche du FN et d’extrême gauche. Les uns et les autres se tapant dessus et par la même occasion cassant des vitrines du côté de l’Université de la Sorbonne.

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Pincées de sons volés et de témoignages durant cette manifestation mixés avec des extraits de " Ma France à moi " de Diam’s.

Download manif_anti_cpe.mp3

Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s'croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.

Consultez le site Diam’s : http://www.diams-lesite.com/

Contrefaçon : Pot de terre contre pot de fer

Richardazoulay_1Un commentaire sur ma note concernant la contrefaçon signée par Richard Azoulay (en photo) a attiré mon attention. Pour moi il était important d’en savoir plus et je l’ai contacté. C’est une affaire qui met en évidence un litige entre la propre société BDPME (Business Développement PME) de M. Azoulay qu’il a monté en 2001 contre l’ex Banque du Développement des PME, actuelle OSEO qui fait de l’assurance crédit pour favoriser la création des PME.

A l’issue d’un procès « franco-français » dont le délibéré fixé au 8 mars est prorogé au 26 avril 2006, « le jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris enrichira probablement la jurisprudence de l’Internet et nul doute qu’à l’heure du point EU chaque entreprenaute se sentira concerné. » Un espoir pour Richard Azoulay qui se sent seul dans cette affaire.

Comme nous l’a expliqué notre interlocuteur. « Alors que toute entreprise a besoin d’exister sur Internet, voici comment l'unique salarié de cette entreprise est accusé d’être en "concurrence" avec un groupe financier et se voit réclamer des sommes considérables (dommages et intérêts, astreintes diverses) au titre de «concurrence déloyale. Je suis actuellement au RMI parce que on m’a empêché d’exercer mon activité et n’ayant pas de moyens financier je suis sous assistance juridique. J’ai besoin d’un soutien médiatique car je ne veux pas que mon affaire reste dans l’ombre. Car aujourd’hui toute la stratégie de la banque veut qu’elle y reste .»

Les deux acteurs : L’ex Banque du Développement des PME à vocation affichée d’aide au financement des PME devenue OSEO après un énième changement de nom
Business Développement PME, micro-entreprise exerçant dans les services et conseils NTIC aux PME pour développer leur activité par les usages et applications des Nouvelles Technologies Informatiques et Communication.

La cause : L’homonymie d’initiales et noms de domaine « bdpme.fr » ex Banque du Développement des PME et « bdpme.biz » « bdpme.tm.fr » Business Développement PME détentrice de la marque n° 3223100 déposée à l’INPI après recherches d’antériorité.
Les instances concernées par la création d’entreprise "en 1 clic, en 1 heure, à 1 €uro" ont été consultées, mais la règle « ne pas répondre ou bien botter en touche » s’est appliquée tout au long de cette absurde saga d’imbroglio judiciaire qui dure depuis près de 4 ans !

Interview de Richard Azoulay
Download richard_azoulay.mp3

En savoir plus

site : http://www.bdpme.info

http://www.bdpme.fr.st

« Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voulaient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire ». Confucius

 

15/03/2006

Attention contrefaçon !

 

 

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Attention, la contrefaçon rôde parmi vous ! Vous pensiez qu’elle ne s’attaquait qu’aux beaux quartiers des marques de luxe : erreur. Elle s’est insinuée peu à peu parmi tous les secteurs de l’économie et derrière ce fléau, est arrivée jusqu’aux particuliers.

Le service des douanes françaises, dans une conférence de presse il y a quelques semaines, annonçait. «Auparavant la contrefaçon passait par la France pour se diriger ensuite vers les pays en voie de développement. Aujourd’hui notre pays devient le lieu de destination n°1 de la contrefaçon destinée aux consommateurs français. »
Download contrefacon_douanes.mp3

Selon l’Union des Fabricants (UNIFAB), la contrefaçon et la piraterie ont un impact économique majeur sur la société: elles représentent 5 à 9% du commerce économique mondial. La contrefaçon est en augmentation constante depuis 1995. Le manque à gagner pour les entreprises est de près 400 milliards d'euros/an, dont 6 milliards pour la France.
ITW de Marc Antoine Jamet, Président de l'UNIFAB
Download marc_antoine_jamet_.mp3

 Dommages de la contrefaçon
Elle représente un manque à gagner de près de près de 400 milliards d’euros par an dans le monde, la France perdant à elle seule plus de 6 milliards d’euros. Non seulement la contrefaçon engendre des pertes financières considérables, mais surtout elle porte atteinte à la sécurité du consommateur. Les contrefacteurs s’attaquent à toutes les activités productives confondues.
Pour les entreprises :
Principales victimes des contrefacteurs, les titulaires de droits comptabilisent chaque année un bilan déplorable : Perte de chiffre d'affaires, de parts de marché, de réseaux de distribution.
Perte pour le commerce national due aux achats de contrefaçon à l’étranger.
Perte d'image et de notoriété.
Perte de budget : recherche et développement, dépenses de publicité, de marketing et de communication qui contribuent à construire les marques.
(vraie cocotte Seb étiquette verte, rouge fausse. Photo musée de la contrefaçon)
 

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Les pays de production et d’exportation
L’Asie (Chine, Corée du Sud, Hong-Kong, Thaïlande, Viêt-Nam) demeure la zone d’exportation prédominante des articles contrefaisants : 72 % des articles saisis étaient en provenance de cette région du monde. Au regard des articles saisis en 2004, la Chine demeure le principal pays producteur de contrefaçons. Deux pays réapparaissent parmi la liste des pays producteurs asiatiques : l’Inde, avec la production de médicaments, et le Pakistan, en matière textile.
Contrefaçon et criminalité
Ces tendances ont été amplifiées par l’intérêt croissant de la criminalité organisée qui veut sa part de ce marché lucratif. En effet, le commerce du faux fait classiquement appel à d’autres formes d’activités criminelles telles que la traite des êtres humains et l’immigration ou le travail clandestin. L’Union des Fabricants a également relevé l’existence de liens étroits entre la contrefaçon et d’autres types de criminalité de profit tels que le trafic de stupéfiants. D’autre part, il apparaît que les contrefacteurs se rendent parfois coupables de pressions, chantages, menaces et violences qui peuvent aller jusqu’à l’homicide. Effectivement, il existe des éléments de preuve tangibles démontrant que le lucratif business des contrefaçons attire les mafias et les groupes terroristes de tous bords et de toutes origines. (Hezbollah, Camorra italienne, Séparatistes tchétchènes, Al Qaida et groupes terroristes affiliés, Groupes criminels organisés albanais, Groupes terroristes d’Irlande du Nord, Groupes du crime organisé d’origine asiatique, Clans turcs).
Les sanctions
Attention en matière de contrefaçon tout le monde est responsable aussi bien le contrefacteur, le distributeur que l’acheteur et les sanctions sont de plus en plus sévères. La loi du 9 mars 2004, dite « Loi Perben II » vient renforcer les dispositifs en matière de lutte contre la délinquance et la criminalité organisées (Loi n°2004-204)
- Sanctions pénales
Jusqu'à 300 000 euros d'amende et trois ans d'emprisonnement
Ces peines peuvent aller jusqu'à 5 ans de prison et 500 000 euros d’amende en cas de bande organisée, et être doublées en cas de récidive ou de circonstances aggravantes
- Sanctions civiles
Demande de dommages et intérêts par le titulaire des droits
- Sanctions douanières
Confiscation des objets contrefaisants et des moyens de transport
Amendes douanières de 1 à 2 fois la valeur du produit authentique.

Mon article sur la contrefaçon du magazine Négoce (Groupe Le Moniteur)

Download article_contrefacon_pour_ngoce_.pdf
A consulter :

www.unifab.com

www.douane.gouv.fr

 

11/03/2006

Elsa était à la Sorbonne

Portrait

 

Download elsa_et_la_sorbonne.mp3

 

Elsa, 20 ans, étudiante en deuxième année de sociologie à Nanterre, raconte sa nuit à la Sorbonne. Vers les 22h30, elle est entrée dans l’université, symbole du mouvement étudiant de 68, en montant le long d’un échafaudage et en se faufilant par une fenêtre près des toits. Description de l’ambiance à l’intérieur de la faculté. D’abord, la joie et l’insouciance. Impression que le temps était suspendu. Surréalisme de l’instant. Espoir de se dire que tout est possible. Peu à peu la montée de l’inquiétude au milieu de la nuit avec, pour point culminant, la charge des CRS qui ont investi les lieux vers les 3h30 du matin.

 

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                                                                            (photo AP)

La majorité des étudiants s’était alors regroupée dans la cour centrale de la Sorbonne. Un groupuscule a essayé de faire barrage, sans résultat et les étudiants ont du quitter les lieux manu militari. Des heurts se sont poursuivis, peu de temps après, dans le quartier.

Selon Elsa, après cette nuit « qui fait rêver », le mouvement étudiant Anti CPE va continuer à s’amplifier. « Chacun retournera dans sa fac pour préparer la suite à donner au mouvement. »

Normalement, les prochaines manifestations auront lieu jeudi et samedi prochain.

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                                                                              (photo AP)

Au delà du mouvement, Elsa explique que le futur de la jeunesse (étudiante ou non) n’est pas rose avec le chômage ou le CPE en perspective. Un futur empreint de précarité. Il est nécessaire que le gouvernement prenne conscience du malaise de la jeunesse.

On peut faire le parallèle entre « les émeutes »  de novembre dernier en banlieues et le mouvement étudiant actuel. Dans les deux cas, la colère des jeunes est présente face à l’inaction et l’incompréhension d’un pouvoir qui au lieu de prendre le mal à la racine, crée des lois qui sont des faux remèdes et de vrais placebos.

                                                                                       Sorbonne_reuters_1

                                                                                                               (photo Reuters)

Que fera M. de Villepin et son gouvernement si les étudiants arrivent à faire la jonction avec les jeunes des banlieues ? Pour les uns comme pour les autres l’avenir est identique : sombre. Aussi est-il nécessaire de les écouter et surtout de les respecter. Plutôt que d’envoyer la police en avant, nos politiques devraient entrer dans les facs et les banlieues pour écouter les doléances des jeunes, afin de comprendre où se situe leur mal être et y répondre avec des mesures adaptées.

Si le CPE est décrié par une majorité de jeunes, c’est qu’il n’est pas une bonne solution. Alors M. de Villepin reprenez votre copie et retournez à vos études ! On attend de vous un meilleur devoir. Celui d’un citoyen responsable et respectueux des valeurs de notre République :

Liberté. Egalité. Fraternité. Pour tous.

 

10/03/2006

C'est la vie !

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Ecoutez Gregor Podgorski , le photographe
Download grgor.mp3

En mai 2005 Gregor Podgorski, photographe d’origine polonaise, m’a appelé à mon domicile le soir tard.« Salut C’est Greg ! Je vais monter une suite à « La Piéta ». Tu veux poser pour moi une nouvelle fois ? » Je répondais enthousiaste « Sans problème, mais je ne suis plus avec M. depuis trois ans. » Le photographe répondait aussitôt « C’est pas grave. Je vous photographierai séparément. 5 ans après avoir posé pour « La Piéta », tout peut arriver dans un couple. C’est pour cela que j’ai décidé d’appeler ce projet : C’est la vie !  ».Le projet à pris corps. Des corps dénudés qui s’exposent seuls, en couple, en famille. Plus de 200 photos ont ainsi été prises par Gregor Podgorski. Actuellement on peut les voir dans le Quartier Latin à Paris à la Galerie Daragnès, 11, rue Gît-le-Cœur. Elles ne sont pas toutes exposées, la galerie est trop petite. L’artiste dévoile en quatre chapitres les portraits dénudés en noir et blanc. Depuis le 15 décembre, mois après mois, l’exposition se renouvelle au fil du temps jusqu’au 30 avril. Le dernier chapitre commencera le 23 mars prochain au cours d’un quatrième et dernier vernissage. Sous chaque photo, on peut lire un texte écrit par les modèles. Certains sont courts, petits messages du cœur et du corps, d’autres plus longs racontent des tranches de vie.

 

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Les modèles ont posé selon leur bon vouloir, le photographe les a aidé à exprimer leurs désirs qui sont également ceux de leur personnalité. A regarder les photos, on est étonné par leur naturel. Même si les poses des modèles sont parfois étonnantes, les corps dénudés n’ont rien d’érotique. Ils représentent la vie. C’est la vie !

Comme pour « La Piéta » où 500 couples avaient posé pour fêter les 500 ans de l’œuvre de Michel Ange, Gregor Podgorski a monté son nouveau projet seul de A à Z. Un livre a été édité pour l’occasion. Si vous voulez rencontrer le photographe et discuter avec lui. Il est présent à la galerie Daragnès chaque Samedi après midi.

Pour en savoir plus sur Gregor Podgorski
http://www.gregor-podgorski.com/

 Exposition « C’est la Vie ! ». Galerie Daragnès, 11, rue Gît-le-Cœur 75006 Paris
http://www.galerie-daragnes.com/

 

 

 

09/03/2006

Danger Public

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Dans ma  précédente note "TF1 mise sur le noir", je citais le livre de David Garcia "Le pays où Bouygues est roi" (éditions Danger Public). L'éditeur  m'a laissé le commentaire suivant et je vous en fait part :

David Garcia, le journaliste qui a révélé toute l'affaire, dédicacera son livre "Le pays où Bouygues est roi" sur le stand des éditions Danger Public (stand K81, celui des éditions du Seuil), le 18 mars 2006 à 18h30. Pour lui poser toutes les questions que vous n'avez jamais osé poser sur TF1...

Une information intéressante pour celles et ceux qui veulent rencontrer le "coche de la mouche" de Bouygues/Tf1 and Co.

Consultez le site de l'éditeur Danger Public :
http://www.dangerpublic.net/index.php?General

07/03/2006

TF1 mise sur le noir

Harry_roselmack_3 La chaîne qui déclarait il y a encore quelques mois " vendre des cerveaux à Coca Cola " et qui nous bêtifie à longueur d’antenne, a su transformer son image et s’est refaite la façade (normal pour la chaîne du roi du BTP) grâce à la nomination d’Harry Roselmack, le beau black qui va jouer au remplaçant de PPDA. Cool pour Mr Le Lay, depuis l’annonce de l’info, TF1 n’a jamais autant fait parler d’elle (en bien) et cela gratuitement dans la presse écrite et radio. Au prix où coûte une campagne de communication. C’est des millions d’euros que la chaîne n°1 françaises en faisant les meilleurs scores audimat avec des programmes qui rasent les pâquerettes. Plus c’est con, plus c’est bon pour les parts de marché, plus ça ramène des ronds. Harry Roselmack, ex de Canal +, qui nous arrive des Antilles est un super joker pour TF1. D’une part cette nomination tombe à pique pour Nicolas Sarkozy qui vient de débarquer aux Antilles après l’annulation de son voyage dans les DOM il y a quelques semaines. Il semblerait que le ministre de l’intérieur était au courant de l’arrivée d’Harry Roselmack sur la première chaîne depuis une dizaine de jours. L’a-t-il souhaitée ? Impossible de le dire, mis ça l'aide à faire ami ami aux Antilles. Quoiqu’il en soit le bel Harry est le grand ébène qui cache la forêt. Un noir qui fait tapisserie pour couvrir ce que la chaîne veut cacher. Que cache TF1 en dehors de ses programmes débiles, du journal de 13h00 de Jean-Pierre Pernaud qui parle de tout sauf de l’essentiel, à savoir l’information, la vraie ? En dehors de ces foutaises pas trop gênantes, TF1 ou plutôt Bouygues commençait à se faire critiquer sévère dans la presse depuis la sortie du livre enquête de David Garcia "Le pays où Bouygues est roi" (éditions Danger Public).qui révèle comment le groupe de BTP instrumentalise sa média télévisé pour servir son propre business avec…le Turkmenistan. Le livre met en évidence les rapports étroits entre les dirigeants du groupe avec Saparmourad Niazov, président-dictateur du pays. Afin d’empocher des marchés juteux dans ce pays, Bouygues a demandé à TF1 de faire en 1996 une interview exclusive de Saparmourad Niazov animée à l’époque par Jean-Claude Narcy. Qui a vu cette émission baptisée pompeusement "Edition spéciale" ? Personne elle n’est jamais passée à l’antenne. Le président-dictateur du Turkmenistan s’est fait berner. Tant mieux. Il arrive parfois que les ruses de Bouygues/TF1 soient bien menées. Pour ses bénéfices bien sûr… Le Nouvel Observateur a retrouvé la vraie fausse interview cachée. Voici le lien. Régalez vous : http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060301.OBS8882.html

05/03/2006

Durassienne Park

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(photo SIPA)

Marguerite Duras est décédée il y a 10 ans, mais elle nous parle encore... Conversation avec Marianne Alphand en 1984 pour France Culture sur le thème Cuisine et littérature. Une recette pas très originale et à l’écouter pas très digeste car pas gaie. Certains(nes) aimeront.  Le produit d’origine  étant estampillé « Durassienne Park ».

« Faire la cuisine pour soi seule emmène à l’installation du désespoir…On écrit pas pour soi seule… J’écris pour vous. Si l‘autre n’est pas là, on n’écrit pas. Sur une île déserte on n’écrit pas. Il y a ça aussi, cette hypocrisie en postulat, de croire que c’est pour soi qu’on écrit…. ».

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Etrange comme Marguerite Donnadieu alias Marguerite Duras répondait à toutes les questions qu’on lui posait. Incontournable, il fallait qu’elle donne son sentiment sur tout. Sur tout et n’importe quoi.

Pour ma part, je trouve que Maguerite Duras aurait pu s’épargner de donner son point de vue d’intellectuelle engagée sur un fait divers sordide avec crime d’enfant. Ecrire « Sublime, forcément sublime…» qui stigmatisait et magnifiait à la fois un supposé infanticide perpétré par la mère du petit Grégory. Bon sang, mais de quoi je me mêle ! Cette affaire était déjà suffisamment tragique pour qu’un auteur de renom juge avant les juges.

Se pose la question des rapports entre les médias et les intellectuels qui leur ouvrent leurs pages ou leur donnent du temps d’antenne pour qu’ils s’expriment sur l’actualité. Cela fait penser aux polémiques suite aux propos d’Alain Finkielkraut qui déclara dans le Figaro du 15 novembre 2005, à propos des émeutes dans les banlieues, que les « casseurs » étaient issus d'une culture anti-française et anti-républicaine, qu'il relevait dans certains textes de rap.

Sans ne plus les consulter, il faut savoir que tout ce que dit ou écrit un intello dans les médias n’est pas pain béni. Il peut se tromper et ça fait tâche.

Pour en revenir à Marguerite Duras, c’était un bon écrivain, personne ne peut lui enlevé son style « Durassien » qu’elle a su imposer » tout au long de son œuvre et personne ne pourra lui retirer le prix Goncourt qui lui a été attribué en 1984 pour son roman l’Amant. Talentueuse, volontaire. Pas à pas elle a monté les échelons de la notoriété nationale et internationale avec ses bouquins.

Si son œuvre littéraire est indéniable, par contre en ce qui me concerne je suis plus réservé sur son intervention dans l’univers du cinéma. Sans aucun doute comme dialoguiste elle tenait la route et « Hiroshima mon Amour » ou « Une si longue absence » l’ont bien prouvé. Derrière la caméra mis à part quelques beaux moment dans « India Song », le reste des films qu’elle réalisa et que j’ai vu (« Baxter, Vera Baxter », « Des Journées entières dans les arbres » ou « Le Camion »), m’ont profondément ennuyé. Il ne sa passait rien, il n’y avait pas vraiment d’histoire (elles m’ont sans doute échappées). Tout était lent, avec des plans séquences sans fin, dans le silence le plus total ou avec des dialogues continus. C’était terrible à supporter. Imaginez que je me suis gauffré ses trois films dans un festival il y a une vingtaine d’années, les un après les autres, en trois jours. Je m’en souviens encore. C’était hard et la première et seule fois de ma vie que je me suis tapé des migraines au cinéma.

Conclusion : Pour moi, la mère Duras aurait pu se cantonner à ce qu’elle savait faire de mieux la littérature.

10 ans après sa mort, marketing oblige, Marguerite Duras fait encore coulait beaucoup d’encre. Une demi-douzaine d'ouvrages sont annoncés, à l'occasion de cet anniversaire. Parmi le florilège de bouquins qui lui sont consacrés, un seul me branche. Le bureau de poste de la rue Dupin et autres entretiens. Cinq entretiens de Duras avec François Mitterrand parus chez Gallimard.

Savoir ce que Marguerite et Tonton se racontaient me semble intéressant à découvrir.

Allez avant de se quitter, des petites lignes de Duras pour la route...

Un jour, j'étais âgée déjà, dans le hall d'un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s'est fait connaître et il m'a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j'aime moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. »

Je vous ai dit, elle assurait Marguerite, surtout quand elle se dépeignait. C’était sans concession. De la bonne cam quoi ! Normal le début de L’amant ça vaut un prix Goncourt.

En savoir Plus sur Marguerite Duras : http://duras.ifrance.com/

 

 

 

 

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